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Riz - Guide du producteur

Niveau d'investissement et de technicité

 

Introduction

 

Culture de riz Culture de riz
  © Jiew Wan Tan - Fotolia.com

Le riz irrigué est une culture d'avenir pour la vallée du fleuve Sénégal.
Le climat sahélien est particulièrement adapté à une production de qualité,
avec un rendement potentiel des variétés disponibles de 13 tonnes par hectare 1,
et la possibilité de réaliser 2 cultures par an.
Le rendement moyen de l'ordre de 5 à 6 t/ha de riz paddy est un dès meilleur d'Afrique après l'Egypte.
Cependant, les importations du Sénégal ne cessent de croitre pour dépasser 1 100 000 t/an en 2014.
Les surfaces cultivées atteignent péniblement 60 000 ha par an, pour une production de 240 000 t par an de riz blanc, alors que le potentiel de terres cultivable est de 255 000 ha.
La pratique de deux cultures par an reste peu développée (environ 25 % des surfaces).

Depuis la libéralisation de la filière au cours des années 90, la riziculture de la vallée a certes évoluée.
Les grands périmètres publics, exploités par des milliers de paysans avec des surfaces unitaires de 0,5 à 1 ha, ont montré leur limite.
Dans les années 2000, des privés se sont installés sur des rizières de quelques hectares à quelques dizaines d'hectares, quelques-uns exploitant aujourd'hui plus de 100 ha.
Le développement de la mécanisation des opérations culturales tarde cependant à se développer,
du notamment à une conception des aménagements des rizières inadaptée (parcelles trop petites et males plannées) et à l'absence de formation professionnelle dans le domaine du machinisme agricole (un centre de formation en cours de construction devrait y remédier en partie en 2016).
Quelques entrepreneurs et entreprises agro-industrielles ont investit dans l'usinage du riz avec des rizeries qui traitent 5 à 15 000 t de riz paddy par an. En l'absence d'une maitrise des conditions de récolte, de séchage et de stockage, la proportion de brisures en sortie usine reste très élevée.

L'Etat s'est engagé dans un programme de développement de la riziculture avec un objectif d'autosuffisance en 2017. Cependant, l'environnement des affaires y est toujours aussi peu attractif, avec des régimes d'exonérations partiels et des procédures administratives chronophages. Pendant que les importations de riz sont exonérées de TVA, les producteurs locaux ne peuvent toujours pas récupérer la TVA sur leurs investissements, les prestations de services et l'énergie, alors que les gouvernements successifs promettent de régler cette aberration depuis maintenant près de 15 ans. Le nouveau code des impôts depuis 2013 prévoit une exonération de TVA sur la matériel agricole dont les décréts d'application tardent à être publiés. En l'absence de réforme foncière et de plan cadastrale, l'accés à la terre est ardue dans le delta et quasi impossible dans la vallée du fait d'une noblesse dont la légitimité traditionnelle est basée sur sa main mise sur le foncier.

La filière souffre donc d'un sous-investissement chronique, d'un manque de personnel qualifié et de coût des facteurs de production plus élevés que dans la plupart des pays asiatiques notamment pour les entreprises produisant pour le marché local. Les entreprises assurant plus de 80 % de leur chiffre d'affaires à l'exportation disposent par contre encore pour quelques années d'un statut d'entreprise franche d'exportation attractif.

Ce "Guide du producteur" est destiné aux riziculteurs soucieux d'améliorer leur compétitivité,
aux étudiants désireux de maîtriser les techniques rizicoles et de gestion des exploitations agricoles,
et à tous les intervenants de la filière riz dans les pays de la sous région.

 

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