Tracteur maraicherJeunes pousses, région d'AgadirSerres canariennes, région d'AgadirTomate sous abris, région d'AgadirAgropole, Saint-Louis du SénégalMaïs doux, Saint-Louis du SénégalEpandage engrais, Office du Niger
AgriSénégal  Agrisenegal.com
Accueil > Riz > Partie I : La culture - Intervenir sur le milieu pour accroître les rendements

Riz - Guide du producteur

 

Partie I : La culture

 

Intervenir sur le milieu pour accroître les rendements

 

Les variétés actuelles, sous ce climat favorable à fort ensoleillement, offre un potentiel de 10 à 13 t/ha lorsque la plante est placée dans un milieu naturel idéal : absence de parasitisme, sol perméable suffisamment pourvu en éléments minéraux, etc... Un périmètre rizicole bien aménagé et le respect des calendriers culturaux et de l’itinéraire technique permettent d’obtenir des rendements de 6 à 8 t/ha. Pour obtenir des rendements encore plus élevés, le riziculteur, aidé de conseillers agricoles, doit identifier et intervenir sur les facteurs limitants. Ces facteurs limitants sont spécifiques à chaque région de production. Quelques exemples d’interventions complémentaires sont présentés ci-après.



- Lutte contre les insectes

Les dégâts d’insectes ont une incidence sur le rendement variable mais non négligeable. Les parasites les plus à craindre sont les suivants :

 


- Luttes contres les maladies

Les maladies du riz sont nombreuses, mais aujourd’hui, les variétés tolérantes permettent de limiter l’incidence économique pour la plupart d’entre elles. Actuellement, seul le traitement des semences est préconisé. Il est normalement effectué par les maisons de semence pour la semence certifiée. Dans le cas contraire, il convient d’utiliser un fongicide en poudre à base de thirame. Les autres facteurs pouvant limiter le développement des maladies sont le brûlis ou l’enfouissement des chaumes par un labour dès la récolte, une fumure azotée raisonnée et l’introduction d’une rotation culturale avec des cultures sèches : patate douce, maïs, sorgho, etc...

 

- Lutte aviaire

L’enrobage des semences avec du Thirame permet de limiter les dégâts au semis. Avec les variétés Sahel, les dégâts à la récolte sont généralement limitées, à condition de récolter à maturité. La lutte à grande échelle contre les oiseaux tisserins et mange mil nécessite l’emploie de produits ULV homologués, pulvérisés par avion ou à l’aide de véhicule tout terrain à certaines heures de la journée dans les zones de nidification. Elle est entreprise par les services techniques des états (DPV au Sénégal). Bien que d'action limitée, il est également possible d'utiliser en complément des canons effaroucheur à gaz. L'utilisation de fusils de chasse complète ce dispositif pour éviter que les oiseaux s'abituent au bruit des canons. Ces oiseaux font leur nids sur des arbres touffus comme les acacias ou les balanites mais par sur ceux élancés comme les eucalyptus ou les prosopis. 

 

- Connaître son sol pour améliorer sa fertilité

L’amélioration de la fertilité des rizières, afin d’obtenir de meilleures rendements, est possible grâce à l’analyse de terre. Par expérience, l’on constate que les laboratoires d’analyses de la sous-région ne sont pas certifiés par un organisme indépendant et ne fournissent pas d’interprétation agronomique des résultats. Aussi, pour l’heure, seules les analyses granulométriques et chimiques réalisées en Europe sont exploitables, pour un coût unitaire d’environ 40 000 CFA. Cependant, un prélèvement de sol envoyé en même temps à un laboratoire de Dakar et un autre en Europe peut servir de référence pour l'interprétation des autres prélèvements analysés uniquement à Dakar. Les prélèvements sont effectués par l’exploitant selon les préconisations du laboratoire. A défaut, les résultats d’analyse d’une société ou d’un projet installé à proximité, pourront être consultés, à condition que la nature du sol soit semblable. Les analyses présentées si après sont un exemple de sols hollaldé très argileux et peu salés, couramment rencontrés en rizières, en amont de Rosso.

 

Tableau 1 : Analyse granulométrique, périmètre principal SDPA, Bagdad, Rosso
Argile % Limons % Sables % Calcaire actif % Matières Organiques
58 18 24 1,3 1,8

 

Tableau 2 : Analyse chimique, périmètre principal SDPA, Bagdad, Rosso Mauritanie
(*) Exprimé en ppm (partie pour million) pour les minéraux et en mmho/cm pour la salinité.


L’interprétation de ces analyses montre que pour améliorer le rendement d’une culture rizicole, l’exploitant peut améliorer la fertilité de ce sol de la façon suivante :

 

Sommaire

 

Notes et Références

  1. ISRA, La fertilisation azotée et phosphatée en riziculture irriguée dans le delta, Institut Sénégalais de Recherches Agricoles, Saint Louis du Sénégal (1989).
  2. MAX-DUPONT, Rapports d’analyses n°127381, 127382 et 127383, Chevreuse (1997).
  3. SCPA / NATHAN, Oligo-éléments en agriculture, André Loué, Luçon (1993).

 

Liens externes

  1. Référence ACTA, Index Phytosanitaire 1996, Association de Coordination Technique Agricole, Paris (1995)

 

Références de l'éditeur | Informations Légales  | © AgriSénégal 2017 Tous droits réservés